28 janvier 2009

Du bois, des cordes... Le son

Résumé de façon lapidaire, c'est ainsi que l'on peut présenter l'instrument roi des musiques actuelles, la guitare. Mais on ne peut se contenter d'une présentation aussi succincte. Le type de bois, les micros, l'amplification utilisée sont autant de maillons d'une chaîne qui aboutit au Graal de tout guitariste : le son - ou... à une bouillie sonore.
Pour en savoir un peu plus sur tous ces éléments, la "Rencontre avec les pros" de ce soir sera animée par Jérôme Dussenne, fabricant de micros/luthier/guitariste à ses heures perdues. Les écumeurs de magasins d'instruments de musique dans la région connaissent forcément Jérôme qui fut l'un des vendeurs emblématiques de Bob Opéra à Lens. Depuis quelques mois, il a décidé de se lancer dans la grande aventure de la lutherie pour le plus grand bonheur de ses premiers clients. Quand les pros sont passionnés et passionnants, c'est à l'Escapade que ça se passe.
* Rencontre avec les pros : tout savoir sur la guitare. Ce soir au bar de l'Escapade à partir de 18h30. Et c'est gratuit ! 

26 janvier 2009

"Vas y avoir du sport...

Mais moi je reste tranquille...". Impavide, le John Mitone. Il exulte en citant Silmarils. Il sait que son nouveau show, qui sera enregistré à l'Escapade les 13 et 14 février à 20h30, va défrayer la chronique, déchaîner les passions. Un premier test à Zerkegem, en Belgique, avait dépassé le résultat escompté. "On se serait cru au Jerry Springer Show", lance-t-il hilare. "Ça c'est fini en baston à la sortie du studio", ajoute-t-il visiblement ravi de l'esclandre et du déferlement médiatique provoqué Outre-Quiévrain. Il n'y a pas que la presse belge qui se soit emparée de cette émission aux relents sulfureux. Le John Mitone Show cartonne sur le net et plus particulièrement sur la blogosphère. A tel point que John Mitone n'a pas laissé filé le phénomène : "Tu t'imagines pas que j'allais laisser des requins se faire du pognon sur mon dos... J'ai créé mon propre blog !" Pour ceux que ça intéressent, c'est là que ça se passe : http://johnmitone.centerblog.net/6331425-The-John-Mitone-show- ou sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=hGfsfXx4_Uk, les propos  et les images donnent une image fidèle de ce que peut faire John Mitone.
Soyons honnête, le bonhomme n'en est pas à son coup d'essai. Il a taquiné la muse version trash en mettant en musique des textes de Baudelaire mais surtout de son grand pote déjanté, Charles Bukowski. Ça ne lui a pas suffi. Tant qu'à être iconoclaste, autant aller jusqu'au bout. D'où l'idée de ce show télévisé qui est appelé à rentrer dans les an(n)ales. "Tu le sais, je ne fais pas les choses à moitié. "Ça se discute", "Ça va se savoir", "Jerry Springer" ce sont des amuse-gueules en comparaison du John Mitone Show. Tout le monde aura son quart d'heure de gloire... C'est ce que disait Warhol ; moi je suis là pour l'offrir à tout le monde... Vraiment tout le monde". 
Plus loin, toujours plus loin
Pour parvenir à un tel résultat, rien de plus simple selon John Mitone : "Il faut rentrer dans la plus grande intimité des gens". Un silence avant d'ajouter : "C'est marrant, parce que tout le monde a les mêmes problèmes... Mais on regarde toujours l'autre. On voit toujours la paille dans l'oeil du voisin mais jamais la poutre qu'on a dans le sien. Ça vient de l'Evangile selon Saint-Luc, chapitre 6, verset 41". Cette citation biblique l'amuse beaucoup, surtout pour mettre en avant son dernier coup d'éclat. Quand on cherche à en savoir plus sur le contenu des émissions qui seront enregistrées les 13 et 14 février, John Mitone laisse transparaître une certaine nervosité : "C'est une grosse farce", lance-t-il dans un grand éclat de rire qui détourne le propos. "Sérieusement..? Les gens qui vont venir sur le plateau auront des choses à dire, les uns sur les autres. Quand, avec les gars de l'équipe, on a vu comment ça s'était passé en Belgique, on se dit que tous les espoirs sont permis! Personne ne pourra dire qu'il n'a pas été prévenu". Et pour enfoncer le clou, la production a interdit l'accès de l'enregistrement aux moins de 16 ans.
Soudain, John Mitone nous plante là, sans préavis. Saverio Maligno, son pote de toujours et représentant dans l'hexagone, se substitue à l'ombrageux personnage pour terminer la présentation du John Mitone Show. "Le choix d'Hénin-Beaumont a été  mûrement réfléchi. Une ville moyenne, un lieu pour accueillir l'enregistrement, il y a tout ce qu'il faut. On a même le public et les participants à l'émission..." A ce stade de l'interview, il est difficile de connaître le détail du contenu des émissions. "Ce sera des enregistrements live. Avec tous les surprises que comporte ce genre d'exercice", lâche du bout des lèvres un Saverio Maligno devenu soudainement énigmatique. 
Télé-réalité, show trash, étalage de la vie privée sous couvert de psychologie de bazar ? Où est la vérité du John Mitone Show ? Seul son créateur - aux abonnés absents - est aujourd'hui en mesure de répondre. Pour savoir à quoi s'en tenir, il faudra venir assister aux enregistrements qui se dérouleront les 13 et 14 février à partir de 20h30 à l'Escapade. Ou attendre une diffusion sur ILTV. Enfin, si elle intervient un jour... Et là, c'est pas gagné.
*The John Mitone Show, 13 et 14 février à 20h30. Tarifs (Eh oui, c'est payant. Ils ne reculent devant rien les producteurs de télé) : plein : 10€, réduit : 8€, adhérent : 7€ 

23 janvier 2009

"J'ai envie de vivre, moi !"

27 octobre 1995. Nicole Castioni prête serment en tant que député du Grand conseil genevois. Le début d'une histoire qui referme le livre d'une autre histoire sombre et terrible, celle de Gilda, prostituée et droguée. Deux destins d'une seule et même personne prise dans l'engrenage des violences sexuelles et d'une famille qui ferme les yeux.
"Je vais vendre mon corps pour l'avoir laissé prendre", lâche dans la pénombre la comédienne Annette Lowcay. Pendant près d'une heure et demi, seule en scène, elle raconte la vie de Nicole Castioni. Les flashbacks se succèdent. Une vie qui commence sous les meilleurs auspices, dans une famille aisée en Suisse. Tout va pour le mieux... Sauf à huit ans et avec cet ami de la famille qui vient régulièrement, fait des "choses", "me laisse un grand vide et me recommande de ne rien dire". A treize ans, elle rêve d'être mannequin. Les séances photos tournent au cauchemar qui lui laisse encore un grand vide. Et toujours se taire. A 18 ans, c'est sa première grande histoire d'amour. "Elle se finit sous perfusion". Et puis, un soir, c'est la rencontre avec Jean-Michel. "Un beau bun aux yeux bleus" qui l'embarque dans "la vie des magazines". Appartements luxueux, belles voitures, week-ends à Deauville, Marrakech ou Ibiza, rien n'est trop beau. Mais il y a ces parties de poker jusqu'au bout de la nuit où l'argent et les femmes changent souvent de main. Et puis il y a la cocaïne. Toujours plus vite, toujours plus, c'est l'enfer de la White line fever. L'argent leur file entre les doigts. Doucement mais sûrement, Nicole devient Gilda et découvre la dure réalité de la prostitution. "Je laisse 20.000 francs par mois à un policier haut placé en échange de sa protection, mais je suis intouchable. Enfin... Si j'ose dire".
La machine à broyer est mise en place, la spirale infernale est lancée : "Je fais 33 clients le premier jour", elle en vomit "mais je deviens vite une gagneuse". Une hépatite B devient sa planche de salut. Le temps, la ténacité, la chance vont aider Nicole à oublier Gilda.
Sur scène, Annette Lowcay donne une humanité, une sensibilité d'écorché vif au texte de Nicole Castioni. Le tout avec un soupçon de légèreté qui fait passer la dureté d'un récit âpre qui bouscule bien des idées reçues sur la pédophilie, la drogue et la prostitution. Une oeuvre salutaire à consommer sans modération.
* Au bout de la nuit : vendredi 23 janvier à 20h30. Tarifs : plein : 8 €, réduit : 6 €, adhérents : 5 €

21 janvier 2009

Une vie sans fard

Nicole Castioni a tout pour être heureuse. Deux enfants ; diplômée de psychologie, option théologie, de l'université de Genève ; elle s'est investi en politique en gravissant tous les échelons du Parti socialiste avant de siéger au Grand Conseil genevois, de 1993 à 2001. Ce portait idéal de la réussite au féminin a, pourtant, sa part d'ombre. Une période noire et tourmentée pendant laquelle Nicole Castioni était plus connue sous le prénom de Gilda, dans le secteur de la rue Saint-Denis. Prostituée et droguée pour une histoire d'amour qui avait (très) mal tournée. Là où beaucoup d'entre elles se font happées par la déchéance, Nicole Castioni a saisi la chance de rencontres opportunes qui lui ont permis de sortir de l'enfer. Elle a tiré de cette terrible expérience, un récit autobiographique "Le soleil au bout de la nuit" où elle raconte sans fard et sans complaisance, sa chute et son retour à la vie.
Il est difficile de rester insensible devant un tel destin. La comédienne Annette Lowcay et la compagnie Tic Tac & Co se sont saisies de cette autobiographie pour en faire une pièce âpre et bouleversante. Ça se passe demain soir à l'Escapade.
* Au bout de la nuit : vendredi 23 janvier à 20h30. Tarifs : plein : 8 €, réduit : 6 €, adhérents : 5 €

19 janvier 2009

Matt Schofield : L'héritier

Le blues, les Anglais connaissent. Au moins aussi bien qu’aux USA. Le british blues boom en a été le plus bel exemple. Après plusieurs décennies passées aux oubliettes, le genre musical cher à Clapton et consorts signe un retour en force Outre-Manche. Parmi la relève, Matt Schofield a incontestablement le statut de challenger. Samedi soir à l'Escapade, il a délivré sa vision de la "twelve bar music".
Hétéroclite, de 7 à 77 ans. C'est l'image qu'avait le public de l'Escapade pour la soirée blues qui ouvrait le bal des dates "musique" de 2009. Preuve qu'on est loin de l'esprit de chapelle qui règne dans certains courants musicaux. Histoire de donner le ton, The Electric Church a ouvert la soirée avec un set "classique". Ce groupe originaire de Cambrai oeuvre dans un blues quasi minimaliste, épuré, une impression renforcée par la formule du trio guitare/basse/batterie qui a fait ses preuves depuis des lustres. Une mise en jambes sympathique mais qui manquait parfois un peu d'énergie au regard de la tornade Schofield.
Ce mec a tout pour lui. Non content d'avoir une belle gueule, Matt Schofield n'est pas manchot avec une guitare. Et en plus, il chante... Et même bien. D'une voix chaude et un peu éraillée qui n'est pas sans rappeler celle de Stevie Windwood, le charismatique leader du Spencer Davis Group et de Traffic. Côté six-cordes, les références à Stevie Ray Vaughan sont évidentes. Mais les grands anciens que sont BB King et Albert Collins ne sont pas oubliés. Le résultat donne un blues aux accents funky et dansant renforcé par une section rythmique inédite à base de batterie et... d'orgue ! Cette formule peu courante cessera bientôt d'exister pour Matt qui va revenir au classique basse/batterie/guitare agrémenté toujours d'une pointe d'orgue. On ne se refait pas.
De toutes ces arguties techniques, le public s'en battait l'oeil. Il était là pour avoir sa dose de blues, et il l'a eu. Un show dense, coloré, chaleureux à l'image du dernier opus de Matt "Ear To The Ground". Jetez-y une oreille, vous ne serez pas déçu.
En février, changement de registre radical avec Kent et une incursion dans le concept-album. L'interview arrive...

30 juin 2008

En Avignon...

Les vacances sont là. Enfin presque... Et en tout cas pas pour tout le monde. Pendant que certains exploiteront les vertus du farniente, d'autres sueront sous les sunlights, ou à côté. C'est le cas de Yannick Taisnes, le régisseur général de l'Escapade qui est en train de mettre la dernière main à ses préparatifs pour Avignon. Car, pour la seconde année consécutive, l'Escapade, par le biais d'une troupe en résidence dans ses murs, sera de nouveau présente au plus grand fetival de théâtre de l'hexagone (et même un peu plus d'ailleurs).
Cette année, Yannick part avec la Compagnie. L'équipe de Saverio Maligno jouera "Bashir Lazhar" du 10 au 31 juillet à Présence Pasteur, 13 rue du Pont Trouca à Avignon dans le cadre du Off. Après BVZK et "Solo para Paquita", l'Escapade s'offre une nouvelle incursion en terre avignonnaise. Les représentants de la salle héninoise ne seront pas isolés puisqu'ils pourront retrouver Christophe Moyer et la compagnie Sens Ascensionnels qui seront là pour "les pensées de mademoiselle Miss". Ça doit surement vous dire quelque chose. Sinon, regardez dans les archives du blog...


24 juin 2008

C'était la fête ! (bis)

En images...
Le théâtre de verdure, c'est ça.
La Jonction, dehors, dedans.
Et les gars, ça swingue ici !
Melting Potes, le groove dans la peau.
Trois roues sous un parapluie, le retour.

C'était la fête !

A la musique, samedi à l'Escapade et dans des bars héninois. Après la restitution des ateliers musicaux, la Jonction prend d'assaut la scène du théâtre de verdure. Avant de lâcher les chiens de leur rap revendicatif, les quatre Lillois se plient bien volontiers à l'exercice toujours un peu périlleux du débat.
Le départ de la Cachaça et de la capoeira, en face de l'Escapade, donne le coup d'envoi de l'envol des notes. Tandis que les rythmes brésiliens se répandent à travers les artères de la ville, Trois roues sous un parapluie commence son set à l'Escapade. Ce groupe lillois qui fait dans la chanson française douce-amère est l'un des deux finalistes du Coup de ressort, le tremplin de l'Escapade créé par Pascal Béclin. La Cachaça revient de son périple urbain que déjà Appleseeds, l'autre finaliste, déboule avec sa pop circa Oasis/Blur et une énergie pas feinte.
Après bien des discussions entre les membres du jury, c'est Trois roues sous un parapluie qui décrochera la timbale du Coup de ressort 2008 et ouvrira pour une tête d'affiche lors de la saison prochaine.
Pendant ce temps-là, dans les bars partenaires (le Bar Rock, le Yearling, le Bistrot, Label anglaise et le Pub Saint-Martin) les amplis sont chauffés à blanc et les groupes s'en donnent à coeur joie. Le public est ravi, d'autant qu'il y en a pour tous les goûts. Du côté de l'Escapade, c'est Melting Potes qui prend le relais. Ces vieux routiers de la scène régionale se sont retrouvés pour un "rythm'n'blues review" que ne renieraient pas les Blues Brothers ou Tower Of Power. De quoi amener le public jusqu'au bout de la nuit. Enfin, pas tout à fait... C'est Trois roues sous un parapluie qui clôt l'édition de la fête de la musique, cru 2008, de fort belle manière.
La Jonction est sur scène, ça rappe...
La Cachaça. le Brésil comme si vous y étiez.

Trois roues sous un parapluie et une chanteuse douée à la clarinette.Appleseeds s'était mis sur son 31.Elise au Bistrot. Le rock existentialiste existe. Si, si...

13 juin 2008

Les ateliers au boulot, en rando

Ça fait partie des rites de l'Escapade. Comme l'ouverture de saison socio-culturelle. Des moments particuliers propres à la structure. La randonnée culturelle organisée, samedi dernier, avec l'Amicale laïque permet de drôles de découvertes. Ça passe par l'atelier guitare ou le théâtre animé par Serge Dubois, le tout dans des lieux inhabituels pour ce genre d'exercice. On redécouvre une cour d'école, un parc verdoyant niché au coeur d'une ancienne cité minière tout en profitant d'un temps printanier par excellence. Cette balade bucolico-poético-musicale s'est achevée à l'Escapade avec la représentation de "le 18 janvier 1943 à 19h30"par le théâtre amateur de Carvin, une évocation sobre et poignante de la vie d'Emilienne Mopty, une résistante montignynoise décapitée le 18 janvier 1943 à 19h30.
Changement d'ambiance, le lendemain, avec la restitution de l'atelier slam. Les mots sont scandés, bousculés, triturés pour prendre un nouvel essor dans la bouche des slammeurs. Une mise en bouche pour la fête de la musique.
Au détour de l'école Pantigny.

Quelle époque ?

18 janvier 1943 à 19h30.
Slam un jour, slam toujours.

Ah ! Léa !!!

Parfois, il y a des moments de grâce dans le monde du spectacle. Le "A de Léa", par la Compagnie du Nouveau Jour, fait partie de ces petits plaisirs qui se dégustent sans arrière-pensée. Ce qu'a fait sans retenue, samedi soir, le public de l'Escapade qui a été enchanté par l'histoire sonore et dansante d'une petite fille, Léa, et de ses doubles Les A et de leurs aventures au pays des mots. Avec des jeux de fenêtres et une chorégraphie fraîche et astucieuse, la Compagnie du Nouveau Jour prouvent que les mots peuvent parfois se passer de la parole et être, quand même, compris.


12 juin 2008

Du conte, des ateliers

Ça sent la fin de saison à l'Escapade. Les restitutions d'ateliers se succèdent à un rythme effréné. Mais ce sont des contes qui, vendredi dernier, ont donné le coup d'envoi de cette dernière partie de saison, avec une belle prestation de Christelle Moquet sur le rôle de la femme dans l'évolution de la société humaine au fil des siècles. "Elles" est un monologue à plusieurs personnages (si, si ça existe...) interprété avec la fougue et la finesse voulues pour tenir le public en haleine. La maison de quartier Maurice Thorez n'en est pas encore revenue.

Le lendemain, place à l'expression des corps avec la restitution de l'atelier danse de Geneviève Abdouci. C'était virevoltant, chatoyant et ça a bien plu aux parents. Une excellente entrée en matière pour le "A de Léa".

06 juin 2008

Eternel féminin ?

Existe-t-il vraiment ? Au travers du portrait de sept femmes, fort différentes, de sept époques de l'épopée humaine; Christelle Moquet va nous conter la place de la femme dans la société. "Elles" sont fortes, faibles, innocentes ou libertines, mais elles nous racontent toutes des histoires émouvantes drôles ou tragiques. Se glissant dans la peau de l'une à l'autre, Christelle Moquet vous fera voyager dans un saisissant raccourci de l'histoire de la condition féminine. Ça se passe dans le cadre des Vendredis du conte en partenariat avec Droit de Cité.
* Elles, vendredi 6 juin à partir de 20h, maison de quartier Maurice Thorez. Tarifs : 2 € (plein) et 1 € (réduit).

Jeux de mots

Quoi de mieux qu’un livre pour voyager ? Absorbée par sa lecture, une petite fille, Léa, plonge dans son ouvrage et découvre une Maison-livre où les mots vivent et... où elle est multiple! Ses doubles parfois « Léa », parfois « les A », vont lui disputer le « je ». On passe de l’univers, un brin déjanté, de Lewis Carroll au monde comique et poétique de Buster Keaton. Créée par la Compagnie du Nouveau Jour, cette fantaisie chorégraphique, vocale et audiovisuelle librement inspirée du roman pour enfants « le Monde est Rond » de Gertrude Stein est une belle fable sonore, chantante, dansante et colorée qui amène les enfants à la découverte et à la rencontre de l’autre.
En première partie, l’atelier de danse de Geneviève Abdouci restituera son travail de l'année.

09 mai 2008

Un jour férié (suite et fin)...

Le temps d'une pause et direction "la Belle Anglaise" pour la première demi-finale du "Coup de ressort" 2008. Au programme Simon Lepêtre, The Meeting Room et Appleseeds. Soit dans l'ordre de la chanson française économe et un peu barrée, de la pop un peu british et de la pop un peu rock. Difficile d'en dire plus, je suis membre du jury qui désignera les deux finalistes et le vainqueur. En attendant le verdict, venez tous au Bistrot pour la seconde demi-finale qui aura lieu le vendredi 16 à partir de 20h30. Les challengers seront 3 Roues sous un parapluie, Smag family et the Plastic Sharks.
Vue d'une arrière-salle...
Appleseeds, dedans...
Dehors
The Meeting Room

Un jour férié...

Doivent être un peu maso dans le monde du spectacle. Hier après-midi, sous un soleil provençal, Saverio Maligno et son équipe de la Compagnie jouent "John Mitone joue Baudelaire", sur les berges du plan d'eau du Bord des eaux. Le public décontracté, familial, bon enfant est scotché par la performance du narrateur et des musiciens. A mon avis, le fait de les voir suer dans leurs strictes tenues noires inspire aussi le respect. Tout cela se termine par des applaudissements bien mérités et par un Saverio radieux après sa prestation exhibant un t-shirt "El Diablo". De circonstance avec la chaleur infernale qui devait régner dans la roulotte faisant office de scène. Prochain rendez-vous, dimanche à 17h, place Sémard en face de la gare.
Sous le soleil exactement.


05 mai 2008

Portrait d'un insaisissable

"Si tu ne viens pas John Mitone, John Mitone viendra à toi" est fièrement placardé sur la façade de l'Escapade. Moi, je veux bien, mais ça fait quelques mois que j'essaie de le coincer pour une interview et l'animal est aussi glissant qu'une anguille. Et aussi mystérieux que le yéti ou le monstre du Loch Ness. Pourtant, le hasard fait parfois bien les choses. Saverio Maligno, de la Compagnie, joue actuellement "John Mitone Orchestra joue Baudelaire" dans plusieurs lieux d'Hénin-Beaumont. On va peut-être pouvoir lever un coin du voile...
"John Mitone... Un personnage curieux, très cynique. Un écorché vif qui veut tout le temps se battre", explique Saverio après un moment de réflexion. "Mais je ne vais pas non plus en dire du mal, car c'est lui qui nous a fait nous rencontrer avec Samuel et Renaldo, les musiciens du groupe. Il est associé avec la compagnie depuis "César Danglos". Et c'est lui qui a eu l'idée du groupe, il nous a testé sur des textes de Bukowski. Normal, c'est un de ses potes". De là à s'attaquer à Baudelaire, il n'y avait qu'un pas qui fut vite franchi. "Avec Samuel et Séverine, nous avons un essai avec un poème de Baudelaire et le résultat a bien plu. Et puis, j'avais envie de faire de la poésie musicale (ou de la musique poétique, c'est selon) avec un auteur qui m'attirait".
Le résultat peut dérouter mais ne manque ni d'originalité, ni de panache. Et l'ambiance trip-hop tissée par Samuel, Renaldo et Séverine est un complément naturel des textes tourmentés de Baudelaire.
Tant qu'à faire dans l'originalité, autant pousser le concept jusqu'au bout. "C'est nous qui allons à la rencontre du public", souligne Saverio Maligno. "Nous jouons dans une roulotte ce qui nous permet d'inverser l'offre culturelle. Habituellement, le public vient à l'Escapade. Là, c'est nous qui venons au pied de leurs immeubles, devant l'entrée de leurs maisons".
Pour savoir à quoi cela ressemble, rendez vous cet après-midi au plan d'au du Bord des Eaux, à partir de 16h ou dimanche à 17h place Sémard, en face de la gare. Profitez-en, c'est gratuit !


C'est chouette, l'école...

Vue par Frédéric Sauvage, dans sa chorégraphie "Amstramgram" donnée la semaine dernière à l'Escapade. Les grands enfants que nous sommes tous un peu restés mais aussi "nos chères tête blondes" n'ont pu que céder devant cette belle histoire d'une classe basculant dans une école buissonnière et rythmique par la grâce d'un élève à l'esprit et à l'humeur vagabonds. Ça sent les vacances, tout ça.


30 avril 2008

Bienvenue au cabaret !

Il ne faut pas grand' chose pour créer une ambiance. Quelques tables rondes, quelques chaises devant la scène et voilà l'Escapade transformée en salle de cabaret. C'est comme ça que cela s'est passé, samedi soir, pour une soirée hors des sentiers battus. Au programme, "l'enterrement de Tonton Nestor", une réjouissante et iconoclaste vision d'un repas après enterrement vu et corrigé par Frank Delorme sur des chansons inaltérables et indémodables de Georges Brassens. Un spectacle drôle et enlevé joué par des amateurs qui a été plébiscité par le public.
Après une pause roborative, le spectacle a repris ses droits avec une formidable adaptation de "l'opéra de quat'sous" de Bertolt Brecht et de Kurt Weil par le Théâtre de la Mandragore. Cette plongée dans l'Allemagne d'entre deux guerres offre une galerie de portraits hauts en couleurs joués avec toute l'outrance qui convient à de tels personnages. C'est drôle, impertinent et divertissant. Patron ! Remettez-nous ça !




25 avril 2008

Dansons sur le volcan...

«Trois petites notes de musique», chuchotait Yves Montand. Trois petites notes qui s’échappent d’un piano bringuebalant. Un son qui nous emmène dans l’Allemagne de l’entre-deux guerres. Celle de la République de Weimar, de Rosa Luxemburg et de la montée du nazisme.
Un pays qui vit une période troublée et dont Bertolt Brecht donne une description sans concession dans ses différentes œuvres (l’opéra de Quat’Sous, grand-peur et misère du IIIème Reich, la résistible ascension d’Arturo Ui...).
La galerie de personnages «brechtiens» et les chansons mises en musique par Kurt Weill ont inspiré à Frank Delorme et au Théâtre de la Mandragore ce «Cabaret de Quat’Sous», à la fois condensé et découverte de l’univers de Bertolt Brecht.
Un spectacle qui mêle habilement théâtre et chanson pour nous faire vivre une période où l’ombre de la guerre s’étendait sur le monde.
* Cabaret de Quat'sous, samedi 26 à 20h30. Tarifs : 10 € (plein), 8 € (réduit), 7 € (adhérent, groupe)

22 avril 2008

Et si c'était ça l'avenir ?

Dans les années cinquante, George Orwell avait dressé un tableau terrifiant de sa vision du futur dans le mythique "1984". En plaçant, l'intrigue de son spectacle "Biosphère 2084" cent ans après celle du roman orwellien; l'auteure, Carole Lavoie, nous donne à penser que sa vision ne sera pas toute rose, non plus... De fait, elle nous transporte sur une terre ravagée par le "grand accident" où les survivants ont trouvé refuge dans des "biosphères". "C'est un monde parfait", dit l'un des protagonistes. Un monde où tout est fait (camisole chimique aidant) pour que chacun soit heureux. Encore faut-il s'entendre sur la conception du bonheur. La vie se résume aux sphères, l'extérieur est inconnu, interdit, invisible. Du coup, la tentation est grande pour le héros de chercher à s'échapper de ce monde glaçant. Quitte à découvrir un autre monde...
Cette pièce/fable amène sans coup férir le spectateur à s'interroger sur le devenir de notre petite planète et du rôle non négligeable que nous jouons dans cette histoire.
Pour compléter cette réflexion, une expo photo de Philippe Frutier montre l'étonnante évolution du bassin minier vue du ciel. Enfin, l'Espace Lumière (le cinéma de centre-ville d'Hénin-Beaumont) s'associe à cette démarche en projetant "Charbons ardents" et "Le monde, la chair ce soir à 20h30.