21 avril 2008

Cap sur le futur... En 2084, la terre est plutôt mal en point. Les êtres humains qui ont échappé au « Grand Accident » vivent une existence sans souci, mais aseptisée, dans des bulles protectrices, les Biosphères. Alors que tout va pour le mieux, Ulysse qui vit dans une biosphère installée sur le territoire de la France actuelle, découvre un livre qui va faire surgir une nostalgie des temps anciens. Dès lors, Ulysse n’a plus qu’un seul but : sortir de la sphère et découvrir la réalité du monde extérieur. Le texte de Carole Lavoie, mis en scène par la Compagnie Par-ci, Par-là, fait référence au « 1984 » de Geroges Orwell et au « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. Il suscite aussi bien des interrogations sur le devenir de notre planète et interpelle de façon salutaire le spectateur.

* Biosphère, mardi 22 à 10h et 15h, mercredi 23 à 15h et jeudi 24 à 10h. Tarifs : 8 € (plein) et 6 € (réduit)

C'est un fameux trois-mâts...

Un porte-drapeau d'une chanson française toutes guitares dehors et référence (mais pas révérence) aux protest songs d'Outre-Atlantique. Depuis que le vent du succès a gonflé les voiles d'Hugues Aufray en 1961 avec "Santiano", le chanteur est resté insensible aux effets de mode persistant dans sa vision de la chanson. Et comme disait Coco Chanel : "La mode se démode, le style jamais". Alors que la vague yé-yé est bel et bien enterrée, Hugues Aufray, du haut de ses (presque) 80 printemps, continue à sillonner les routes de France, de Navarre et d'ailleurs en présentant de nouvelles chansons et en rejouant ses grands succès. Il faisait une halte, samedi soir à l'espace Mitterrand, pour un concert surprenant. C'est Jef Kino qui a mis le public en condition, en une demi-heure montre en main. Quelques morceaux de son nouvel opus " Tous pareils" ont conquis l'assistance qui, dans sa grande majorité, découvrait cet oiseau rare de la chanson.
Hugues Aufray en concert, ce n'est pas un show à l'économie. Un décor scénique et un light show dignes des grosses productions, une foison d'excellents musiciens, plus de 2h30 de chansons dont les plus connues complètement réarrangées, le public en a pour son argent. En prime, Hugues Aufray prend plaisir à jouer ses chansons et avec le public... qui se prend au jeu. Et qui laissera des commentaires unanimes sur la jeunesse du bonhomme. Et vive la carte vermeil !




Une semaine chargée

Des stages et des concerts. Le quotidien de l'Escapade pendant les vacances de Pâques n'aura guère changé des programmes habituels. Hip-hop et vidéo ont occupé les jeunes participants des stages, pendant que les techniciens préparaient le grand rendez-vous avec Hugues Aufray à l'espace Mitterrand. Cette dernière semaine de vacances était aussi marquée par la 7ème édition du Grand Baz'Art qui se déroulait cette année à Carvin. L'occasion unique de voir se confronter les pratiques musicales d'Hénin-Beaumont, de Carvin et de Wingles et de découvrir des amateurs qui mériteraient d'être plus souvent sous le feu des projecteurs.
Hip-hop à la salle de danse. Bouge ton corps !
Pendant ce temps-là, l'espace Mitterrand se transforme en salle de concert. Bouger ton corps et pousse les caisses !
La salle des fêtes de Carvin accueillait, vendredi soir, le Grand Baz'Art, septième du nom. Bouge ton corps en rythme !
Samedi soir avant le concert, Hugues Aufray donne une interview à France 2. Et le bonhomme a des choses à dire.
Samedi soir à l'espace Mitterrand. Pendant qu'Hugues Aufray disserte sur scène, Jef Kino attend le moment de faire la balance.

16 avril 2008

Regards croisés

L'un est sous le feu des projecteurs. L'autre est un de ces personnages de l'ombre sans qui le spectacle ne serait pas ce qu'il est. Lorsque le second a demandé au premier s'il acceptait d'être le parrain de la deuxième édition du "Coup de ressort", la réponse a été un oui franc et massif. Et hasard du calendrier, le premier fera samedi soir, la première partie d'Hugues Aufray, un concert organisé par le second. Qu'en disent Jef Kino, chanteur/compositeur de son état, et Pascal Béclin, le Monsieur Musique de l'Escapade (puisque c'est d'eux dont il s'agit) de cette actualité chargée ? Réponses croisées sur trois thèmes.
Pascal Béclin, ne dédaigne pas monter sur les planches pour pousser la chansonnette.

Coup de ressort :

- Jef : Être parrain du "Coup de ressort" est une démarche naturelle pour moi. L'un de mes grands plaisirs, c'est d'aller dans des concerts, mais pas forcément les "grosses machines". Plutôt les petits groupes qui sont souvent synonymes de découverte. Pour un artiste comme moi, ça me permet aussi de ne pas être à la rue et parfois d'avoir des coups de coeur. C'est comme ça que j'ai découvert les Baz'Art à Nanas qui ont fait la première partie de deux de mes concerts. Et puis, dès que je peux donner un coup de main...
- Pascal : C'est une impulsion positive, une façon d'entrouvrir la porte du professionnalisme à des artistes "amateurs" au sens strict du terme (NDR : Celui qui aime). Ce projet de détection locale, c'est un peu fouiner pour découvrir des personnes, des personnalités et créer des rencontres entre des groupes et le public.
Cette année, 45 groupes ont postulé, 34 ont été retenus. Il va y avoir un nouvel écrémage par un jury de professionnels avant deux demi-finales qui se dérouleront les 8 et 16 mai à la Belle anglaise et au Bistrot. Le vainqueur de ce parcours du combattant gagnera un accompagnement global pour découvrir le monde professionnel mais aussi une première partie d'une date musique de la saison prochaine. Et puis le nom de "Coup de ressort" est un clin d'oeil au logo de l'Escapade. Il fallait qu'il serve à quelque chose...

Première partie :
- Jef : Comme tout artiste qui se respecte, j'en ai fait pas mal. La première, je m'en souviens bien, c'était en 99 avec Hubert-Félix Thiéfaine... Et c'était à Hénin-Beaumont, à l'espace Mitterrand. J'avais sympathisé avec son ingénieur du son, il a produit de deux mes albums dont le dernier "Tous pareils".
C'est un vrai "plus" pour quelqu'un qui fait de la scène. Ça permet de mettre un coup de projecteur sur un artiste que le public ne connaît pas vraiment. Le problème, c'est que la tendance est à la suppression des première parties. Dès que je peux l'imposer à un organisateur, je n'hésite pas une seconde. Mais ça devient difficile. Pour l'anecdote, j'ai négocié avec un artiste connu et son entourage pendant plus de cinq mois pour faire la première partie de sa tournée, pour qu'à l'arrivée on me dise non...
- Pascal : Essentiel. C'est la possibilité pour un public acquis à la vedette qu'il vient voir de découvrir un artiste qui joue rarement sur des grandes scènes. Mais, je crois aussi que chez les artistes, ça peut être perçu comme un passage de relais entre deux générations. C'est un peu la symbolique du concert Jef Kino/Hugues Aufray.
Sur ce concert, c'est moi qui ai proposé Jef Kino. C'était une évidence. Sa démarche, son propos est un mélange de tradition et de modernité enrichi d'un profond sens de l'ouverture. Il suffit de voir sa comédie musicale "le Bar de l'écluse" pour s'en convaincre. C'est aussi cette personnalité peu commune qui m'a poussé à lui proposer le parrainage du "Coup de ressort". Parce qu'une première partie d'une demi-heure avant Hugues Aufray, ce n'est vraiment pas assez, compte tenu du propos...

Hugues Aufray :
- Jef : C'est une grosse bouffée de nostalgie, le souvenir de quelques chansons comme "Santianio", "Stewball" ou "Céline". D'ailleurs, celle-là c'est la chanson la plus triste que je connaisse.
Ça va quand même me faire drôle de faire sa première partie. Rends-toi compte, Renaud en est fan et je suis fan de Renaud. Je vais jouer devant l'idole de mon idole. Ça n'arrive pas à tout le monde.
- Pascal : "C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau". Mais comme il le chante dans "Céline" : "Tu vois (...) les années ont passé".
*Jef Kino/Hugues Aufray : samedi 19 à 20h à l'Espace François Mitterrand. Tarifs : 20 € (plein), 17 € (réduit)

08 avril 2008

Petit clin d'oeil...

A la compagnie de l'Embardée pour son excellent prestation des "animaux blancs" de Joséfina Pla (voir posts précédents). Joan Bellviure et Henri Carbadillo ont su titiller l'imaginaire des spectateurs ave des histoires un peu folles à la fois drôles et sensibles. Et nous ont offert un regard étonnant sur un pays peu connu, le Paraguay.

03 avril 2008

De drôles d'animaux...

ont pris pension jusque vendredi à l'Escapade. Il s'agit des "animaux blancs", une série de contes écrits par Joséfina Plan, une écrivaine paraguayenne qui s'offre là une critique féroce mais déguisée de la dictature d'Alfredo Stroessner qui fit des ravages entre 1954 et 1989. Les animaux que met en scène Joséfina Pla font étrangement penser à des êtres humains que nous côtoyons parfois malgré nous. La force des textes brillamment mis en scène par la compagnie de l'Embardée donne envie de découvrir les 21 contes regroupés sous la dénomination des "animaux blancs". Pour ceux qui avaient raté la première présentation en novembre dernier à la Belle Anglaise, une séance de rattrapage a lieu tout à l'heure à 19h30 et demain à 20h, à l'Escapade. Cerise sur le gâteau, la soirée se terminera sur un repas paraguayen typique. Bon appétit !
En novembre dernier, Joan Bellviure et Henri Carbadillo avaient prouvé que les contes ne sont pas que pour les enfants.


Dans un décor qui ressemble à un inventaire à la Prévert, une comédienne nous fait découvrir un véritable bestiaire.

* Les animaux blancs, jeudi 3 à 19h30 et vendredi 4 à 20h. Tarifs : 12 € (plein), 10 € (réduit) avec un repas paraguyen.

01 avril 2008

C'est Super !

C'est un drôle de phénomène qui a investi l'Escapade, vendredi dernier. Didier Super, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a transformé la salle de spectacle en lieu de performance mettant à contribution techniciens et public dans un joyeux bordel qui permet à l'artiste de rôder de nouvelles chansons... en solo. Et oui, dans le cadre des délocalisations sauvages, l'hurluberlu en a profité pour délocaliser ses musiciens dans une contrée improbable. Seul avec sa guitare, Didier Super invente une nouvelle forme de concert avec la participation (parfois bien involontaire) du public. Comme à son habitude, le bonhomme ne fait pas dans la dentelle, mais n'est-ce pas ce que l'on attend de lui ?

Didier Super est un fan de heavy metal. C'est écrit sur ses baskets.

26 mars 2008

Didier Super : "Je ne suis pas snob !"

"Bonjour, je m'appelle Didier Super et je suis une grande vedette". Sous ses airs improbables de beauf intégral (qui l'assume sans complexe), Didier Super n'aime rien tant que de faire des déclarations à l'emporte-pièce pleines de vérité. Et au risque de froisser certaines susceptibilités, le bonhomme est une vedette. Faites un tour sur la Toile et les très populaires Youtube et Daily Motion et vous aurez l'occasion de le voir dans le tubesque "On va tous crever" tourné dans des lieux hautement symboliques tels que le tunnel de l'Alma (Oh ! Diana), l'Hôtel Dieu ou encore le cimetière de Montmartre, devant la tombe (que dis-je, le mausolée !) de Dalida. Attention, c'est de l'humour décapant qui prouve que l'on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. Si vous voulez savoir à quoi ça ressemble, venez découvrir le nouveau Didier Super, vendredi soir à l'Escapade. Il voyage en solitaire

Après une tournée triomphale, forcément triomphale pour son second CD "Vaut mieux en rire que de s'en foutre 2", Didier revient sur les planches... mais seul. Exit les musiciens (combien ça coûte?), place à l'homme, sa guitare et son sens particulier de la poésie. Pour bien marquer la différence avec le spectacle précédent, Didier se produit dans des salles assises. "En fait, c'est la même chose qu'avant, mais ce n'est plus le même spectacle... Il y a des nouvelles chansons, il n'y a d'ailleurs même que ça". Et tout ça sans nouveau disque? "Le disque, c'est comme le t-shirt, c'est accessoire. Mais ça peut être très utile quand tu veux claquer vingt euros". Car qu'on se le dise, le bougre est un adepte du Net. "Avec Internet, tu es plus proche du réel, tu connais les attentes du public, de ton public".
A force d'écumer les salles et la Toile, Didier Super s'est fait un nom... qui a suscité intérêt, convoitise puis reconnaissance. "Et oui, monsieur, je suis un artiste Universal", lâche-t-il avec un brin de condescendance. "Mais comme je leur ai dit lorsque nous nous sommes rencontrés : je ne vous ai pas choisi... Et eux non plus d'ailleurs. En fait, mon petit label V2 a été racheté par Polydor qui fait partie de la nébuleuse Universal". A quoi ça tient d'être un petit rouage (ou un gros grain de sable?) d'une multinationale...
Mais pas de quoi attraper la grosse tête. "Je ne suis pas snob. Je fais juste un très grand spectacle. Enfin, je sais pas vraiment... Y'en a qui le disent". On a hâte de vérifier ça vendredi soir...
* Didier Super, vendredi 28 mars à partir de 20h30. Tarifs : 10€ (plein), 8€ (réduit), 7€ (adhérent, groupe). Attention : pas de première partie !

25 mars 2008

Quand la tortue sort de sa coquille...

Et part à l'aventure, elle se retrouve confrontée à de nouvelles têtes, à d'autres cultures et elle ne s'en porte pas plus mal. Tel pourrait être le résumé lapidaire de "Carapace", une création du Théâtre des mots qui enchante les petits mais aussi les plus grands par la magie du verbe et d'une musique omniprésente et éclectique en diable. N'hésitez pas à profiter des trois dernières représentations.




* Carapace : Mardi 25 mars à 15h (scolaires), mercredi 26 à 15h, jeudi 27 à 10h et 15h (scolaires). Tarifs : 8 € (plein), 6 € (réduit), 5 € (adhérent, groupes)
« Qui va lentement, va loin ». À l’abri de sa carapace, la tortue sait parfaitement mettre en pratique cet adage. Dans une Afrique débridée (on y danse le tango !), la tortue se réveille et part à la recherche d’eau pour étancher sa soif. Elle va vivre des rencontres, des aventures qui vont, parfois, la faire sortir de sa carapace. Et l’obliger à se battre pour le vent. Écrit par Alain Chambost, ce conte prend toute sa dimension scénique avec la musique de Jean-Christophe Kibler qui respire à l’unisson du rythme de la parole. Les 6 / 8 ans seront transportés par cet hymne aux différences.

* Carapace : Mardi 25 mars à 15h (scolaires), mercredi 26 à 15h, jeudi 27 à 10h et 15h (scolaires). Tarifs : 8 € (plein), 6 € (réduit), 5 € (adhérent, groupes)

21 mars 2008

Du hip-hop autobiographique

Au fil des ans et des pas de danse, Farid Ounchiouene continue à tracer son sillon au fil de créations qui sont souvent un miroir de son existence. Avec "Pays de malheur!", le chorégraphe prend un nouveau chemin et s'associe à Martine Delannoy des Belles Lurettes pour aborder une nouvelle vision du spectacle vivant. Chorégraphie autobiographique sur fond de poésie critique et revendicative, "Pays de malheur!" mêle habilement genres et disciplines pour susciter émotion et réflexion du spectateur. Le jeu des corps mis en scène par Farid renforce le poids des mots de Martine. Ici, pas de long discours, juste une vision sans concession de la vie d'un être confronté à un système aveugle. C'est fort, émouvant et juste.


* Pays de malheur! Création de Farid'O. Samedi 22 mars à 20h30. Tarifs : 10€ (plein), 8€ (réduit), 7€ (groupe, adhérent).

20 mars 2008

Ça bruisse de mille bruits...

Ce n'est parce qu'il n'y a pas de spectacle que l'Escapade hiberne. Petite revue de détails.
Le réseau R.A.O.U.L tient, aujourd'hui, son assemblée générale à l'Escapade. Les responsables des cafés musique et des structures d'accompagnement (Droit de cité, Rif...) phosphorent sur le devenir de la musique vivante dans la région. Et ce n'est pas tout rose.

"L'enterrement de Tonton Nestor" est une belle occasion d'assister à un beau mélange de genres. Prenez une bonne dose de Brassens, ajoutez-y une bonne once de Bretch, faites mitonner le tout par Frank Delorme et le Théâtre de la Mandragore et vous obtenez un tour de chant théâtral qui met dans le grand bain du spectacle, amateurs et professionnels. Tout ce petit monde a dernièrement rôdé la machine dans des cafés héninois avant l'unique représentation le samedi 26 avril à l'Escapade. Tarifs : 10€ (plein), 8€ (réduit), 7€ (groupe, adhérent).
Pour la journée internationale de la femme et le premier tour des élections municipales, l'Escapade fait une fleur aux électrices héninoises en leur offrant leur place pour "Récits de lit/récits de bain", deux pièces créées par la compagnie Hors cadre où les mots racontent la vie, l'amour, la vieillesse, la mort. « Si tu ne viens pas à John Mitone, John Mitone viendra à toi ! ». Ce grand voyageur de l’univers théâtral aime le public. Il l’aime tellement qu’il a décidé d’emmener sa petite troupe à la rencontre de la population. Dans une roulotte transformée en salon-scène, il convie les habitants des quartiers, des cités à venir partager une vision dépoussiérée de
poètes du XIXème siècle : Rimbaud, Verlaine, Baudelaire...
La première étape s'est déroulée à la maison de quartier Maurice Thorez, la suite des pérégrinations de John Mitone et de ses compères aura lieu au mois de mai à Kennedy, au Bord des Eaux et à la ZAC.

La fin de semaine sera chargée avec "les vendredis du conte" et les "animaux blancs" (voir post du 21 novembre 2007) à la salle de danse. Du côté de la salle de spectacle, Farid'O présentera sa nouvelle création faite en association avec Martine Delannoy des Belles Lurettes.
Ce sera vendredi à 15h et samedi à 20h30. Tarifs : 10€ (plein), 8€ (réduit), 7€ (groupe, adhérent).

11 mars 2008

Vive la guerre... des boutons !

Si vous vous sentez morose, si vous êtes à la recherche de votre âme d'enfant, ce soir, il n'y a qu'une seule adresse : l'Escapade. La compagnie Attention fragile s'est attaqué à un grand classique de la littérature française, fabuleux pamphlet contre la bêtise humaine, "la guerre des boutons". Le texte de Louis Pergaud prend ici une cure de jouvence (mais en a-t-il besoin?) et fait rire petits et grands. Et si Petit Gibus est absent (certainement pour cause d'école buissonnière...), l'esprit insolent du bouquin et du film garde toute sa fraîcheur dans cette adaptation théâtrale iconoclaste et déroutante. C'est à voir !
*La guerre des boutons par la compagnie Attention fragile. Ce soir à 19h30. Tarifs : 8 € (plein), 6 € (réduit).




05 mars 2008

Ça s'est passé, ça se passera...

Samedi : C'est le lancement de l'opération "Vivre les livres". Pour le coup, l'Escapade, la compagnie BVZK et la Médiathèque mettent les petits plats dans les grands et c'est Fanny Ardant qui donne le coup d'envoi de l'opération. De quoi vous donner du goût pour la lecture.
Dimanche : On a tous une image un peu surannée du mime. Le spectacle de Patrik Cottet-Moine vient à point nommer dépoussiérer le genre. Il faut dire que son physique longiligne et élastique lui permet bien des extravagances. Ajoutez à cela un humour qui puise chez Rowan Atkinson (aka Mr Bean) ou Chuck Jones (l'ineffable créateur du Coyote des cartoons) saupoudré d'un soupçon de poésie et vous obtenez un show d'une heure et demie mené à un train d'enfer et hautement jubilatoire.
Mardi : Une échappée vers un monde magique et merveilleux où la musique est omniprésente, c'est « Everglade ». Dans une clairière parsemée de champignons oranges, où trône un piano noir, quatre curieux personnages vont emmener les spectateurs à l’orée de celle-ci, vers ce monde mystérieux qu’est la forêt environnante. Chant, danse et musique se combinent, s'interpellent pour créer un univers déroutant et pourtant familier. Rafraîchissant à l'approche du printemps.
Jeudi : C’est une invitation au voyage un peu particulière à laquelle nous convie Emmanuelle Huart. Une promenade qui commence sur les 88 touches du clavier d’un piano et se poursuit sur les notes de grandes oeuvres classiques que cette virtuose connaît... Sur le bout des doigts. Loin d’être une « bête à concours » maîtrisant son instrument, Emmanuelle Huart veut avant tout partager et faire partager sa passion de la musique. Avant chaque interprétation, Emmanuelle Huart prend le temps d’expliquer au public l’histoire et la signification de chaque pièce. Rien de tel pour comprendre et apprécier une musique souvent décrite, à tort, comme hermétique et renfermée sur elle-même. Un zeste de pédagogie pour appréhender Mozart, Beethoven, Haendel, et vous voilà plongé dans le grand bain de la musique classique et de ses délices infinis.
* Emmanuelle Huart : 6 mars à 20h30. Tarifs : 10 € (plein), 8 € (réduit)
Samedi et dimanche : C’est à un périple dans l’intimité que nous convie la Compagnie Hors Cadre. Marielle Rémy et Guillaume Servely ont unis leurs corps, leurs coeurs et leurs plumes pour dévoiler, dans « Récits de Lit », l’intime du couple avec le lit pour compagnon, confident, acteur de leur histoire. Une sorte de « Monologues du Vagin » à deux, où les mots racontent la vie, l’amour, la vieillesse et la mort. Le lendemain, suite de cette plongée dans l’intime avec « Récits de Bain ».
Changement de décor et de propos pour « Récits de Bain ». Exit l’homme et le lit, place à la baignoire. Elles ne sont donc plus que deux, une baignoire et elle, la femme qui, depuis trois jours, « fait le bigorneau dans l’eau de ses souvenirs ». Elle parle d’amour, de ces hommes soleils à qui elle s’offre, elle la femme tournesol. C’est une plongée renversante dans l’intimité d’une femme qui se dévoile à tous sans pudeur et sans fard.

* Samedi 8 mars à 20h30 (récits de lit), dimanche 9 mars à 15h (récits de bain). Tarifs : 10 € (plein), 8 € (réduit), 7 € (adhérent, groupes). Pass à 12 € pour les deux spectacles.

27 février 2008

Société de la communication, mode d'emploi

"J'avais écrit "les pensées de mademoiselle Miss" en 2004, bien avant le début de la campagne présidentielle", note Christophe Moyer. "A l'époque des premières représentations, les spectateurs me disaient que tout ça, c'était de l'anticipation...". Anticipation ? Les dialogues résonnent de manière troublante avec l'actualité médiatique "bling-bling" débridée de ces derniers temps. Au-delà du regard acéré et sans concession sur notre société, "les pensées de mademoiselle Miss" sont aussi (et surtout) la suite de "la Cellule", une description clinique et délirante d'une entreprise chargée de diriger l'opinion en lui fournissant... des opinions. Si ce rapide résumé attise votre curiosité, alors n'hésitez pas à venir voir, à partir de 19h30, "les pensées de mademoiselle Miss". C'est salutaire pour les neurones et ça prouve que l'on peut être intelligent et populaire sans être prise de tête et démago.
Pour ceux qui ne peuvent se déplacer ce soir mais qui voudraient découvrir l'univers de Christophe Moyer dans un cadre estival, il faudra mettre le cap sur Avignon où "les pensées de mademoiselle Miss" et "café équitable et décroissance au beurre" seront joués entre le 10 juillet et le 2 août. D'ici là, votre blog préféré vous en reparlera.


* Les pensées de mademoiselle Miss, ce soir à partir de 19h30. Tarifs : 10 € (plein) et 8 € (réduit)

25 février 2008

Finies les vacances !

Au boulot ! Tel pourrait être le mot d'ordre de la semaine qui débute. On commence avec le "Cabaret de Quat'sous", un spectacle qui nous emmène dans l’Allemagne de l’entre-deux guerres. Celle de la République de Weimar, de Rosa Luxemburg et de la montée du nazisme. Un pays qui vit une période troublée et dont Bertolt Brecht donne une description sans concession dans ses différentes oeuvres (l’opéra de Quat’Sous, la résistible ascension d’Arturo Ui...). Pour retrouver l'ambiance cabaret mitonnée par Frank Delorme et le Théâtre de la Mandragore, le "Cabaret de Quat' sous" sera joué dans de petites salles (salle Lalo à Beaumont) et dans des cafés (le Trocadéro - rue Elie Gruyelle - et le Yearling - boulevard Darchicourt).* Le cabaret de Quat' sous par le Théâtre de la Mandragore. Lundi 25 à 19h, salle Lalo à Beaumont ; mardi 26 à 20h, café le Yearling - boulevard Darchicourt. Tarifs : 2 € (plein), 1 € (réduit)

Mercredi, Christophe Moyer et la Compagnie Sens Ascensionnels nous propose le deuxième volet de "Tout est une question d'opinion" avec les "Pensées de mademoiselle Miss". Nous sommes toujours en 2011, dans "la Cellule", une entreprise chargée de contrôler l'opinion mondiale. Un grain de sable va enrayer cette belle mécanique d’un monde où règne la concurrence et la consommation. Trois des cinq protagonistes de la pièce précédente témoignent de l’enquête (quasi policière) lancée par la société pour comprendre ce qu’il s’est passé. Ils nous font part de leurs doutes, de leurs sentiments et de leurs angoisses dans ce monde en perpétuelle « guerre économique ». Un beau point d’interrogation sur notre futur.
Et aussi notre présent...

* Les pensées de mademoiselle Miss. Mercredi 27 à 19h30. Tarifs : 10 € (plein) et 8 € (réduit)

Vendredi, place à la musique avec l'ouverture de la 9ème édition du festival des Enchanteurs, organisé par Droit de Cité. C'est à Edwin que va échoir le redoutable honneur d'ouvrir le bal avec son rock aux influences springsteeniennes assumées et sa voix de chat éraillée. Une belle préface pour Da Silva qui continue de faire tourner son nouvel album toujours aussi intimiste "De beaux jours à venir".

* Edwin/Da Silva. Vendredi 29 à 20h30. Tarifs : 15 € (plein), 12 € (réduit), 10 € (adhérent, groupe).

Dimanche, on finit la semaine sous le signe du rire avec Patrik Cottet-Moine. Ce grand échalas dégingandé aura tôt fait de vous emmener dans un univers délirant, un hommage grandeur nature et en temps réel aux Tex Avery et autres Chuck Jones, les grands maîtres du cartoon. La chasse au moustique au fer à repasser ou le voyage d’un Pierrot cosmonaute parti chercher (vraiment !) la lune pour sa Colombine vous transporteront dans le monde hilarant, extravagant mais plein de finesse et de sensibilité d’un artiste hors norme. Un spectacle à consommer sans modération !* Patrik Cottet-Moine. Samedi 2 mars à 17h. Tarifs : 10 € (plein), 8 € (réduit), 7 € (adhérent, groupe)